Veux-tu être guéri?

23.02.2017

 

«Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche. Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son lit, et marcha. C'était un jour de sabbat».
Jean 5:8-9
 
Jusqu’à la moitié du XIX siècle, les vaudois vivaient près des vallées Pellis, Cluson et Saint Martins, où ils pouvaient exercer publiquement le culte réformé, en fonction de la Paix de Cavour en 1561. Les habitants de  Savoie ne furent pas tous fidèles aux pactes et, à plusieurs reprises, ils ont essayé d’éradiquer la minorité, qui arriva à un pas de l’extinction en 1686, suivie de l'exil en Suisse et en Allemagne. Trois ans plus tard, les vaudois, ont pu retourner dans leurs territoires, mais ils ne pouvaient pas y élire  domicile, pratiquer le commerce ou travailler, acheter ou vendre des immeubles, fréquenter des écoles au delà des Vallées. Cette discrimination durera jusqu’au 17 février en 1848, lorsque le roi, Charles-Albert, avec les Lettres-patentes, leur conceda le bénéfice des droits civiles et politiques. On raconte que le soir-là ils allumèrent des feux de camps pour attirer l’attention. Depuis, chaque année, pour se rappeler l’heureux événement, il y a l’allumage des feux de camps. Depuis 2014, un feu de la liberté est allumé même à Guardia Piemontese (CS, Italie), ville connue pour avoir été, en 1561, la scène d’un des plus effrayants massacres perpétrés contre les Vaudois de Calabre (Italie). 

 

La piscine servait pour les rituels de purification avant d’avoir accès au temple. Sous ses arcades il y avait un rassemblement de malades qui ne pouvaient pas aller au delà de la cour des Gentils,  étant considérés comme impurs. Le nom grec de “piscine probatique” vient du fait qu’elle était située prés de la porte par laquelle rentraient les troupeaux (probaton: en grec signifie brebis) pour les sacrifices du temple. Les malades qui s’y étaient réunis, attendaient un miracle qui les rendrait aptes à rentrer dans le temple, totalement dépendants de la miséricorde divine qui, de temps en temps, se manifestait dans le mouvement des eaux. C’est là que, entre la solitude et l’abandon, s’incarne en Jésus la miséricorde attendue, lequel dirige son attention vers un homme paralysé depuis longtemps: “Veux-tu être guéri?” Lorsque, désormais, il n’y avait plus d’espoir, arrive l’action divine. Le signe que Jésus va accomplir, annonce que la miséricorde n’est plus sporadique, mais accessible à tous ceux qui la désirent. Il faut se lever de sa condition, être prêts à s’activer pour suivre le Maître. Ce miracle le jour du sabbat, brisait aussi tout conditionnement religieux. Celui qui est atteint par la grâce ne peux pas se retenir dans la crainte de quelque chose ou de quelqu’un. “Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira” (Jean 8:32).

 

Photo de Penny Mathews

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