Descendre de la montagne

29.03.2017

 

 

Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: Maître, il est bon que nous soyons ici; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Il ne savait ce qu'il disait.

Luc 9:33

 

Pierre, Jean et Jacques, sur le mont Thabor, vécurent une expérience unique dans son genre. Ils furent les spectateurs d’une manifestation de la divinité de Jésus telle à induire le plus audacieux des trois à faire une proposition, retenue “indécente” par le même évangéliste. Et pourtant combien de fois nous désirons que la présence de Christ nous transporte et nous laisse avec Lui sur une très haute montagne, au loin de la routine quotidienne et de tout ce qu’il y a autour. Nous désirons ainsi une église tranquille, accueillante et respectueuse, dans laquelle chacun trouve sa dimension communautaire dans la joie et la sérénité, loin de la critique et du jugement; où être le pasteur est agréable et plein de satisfaction; où  il n’y a pas de problèmes à résoudre, des questions à affronter et des causes à plaider; où l'harmonie règne au point que, parfois, on s’ennuie; où la seule préoccupation est celle de récupérer les perdus, conduire les âmes à Christ et prier pour ceux qui souffrent. Mais, hélas, dans une telle réalité il n’y a pas besoin d’un ministre et le Maître nous a envoyés comme brebis parmi les loups et à ceux qui voulaient rester sur la montagne, il leur a dit de descendre. Ca sera difficile, mais nous pouvons le faire.

 

Ténèbres et l’aube

Le rabbin un jour demanda à ses élèves: “Comment pouvons-nous déterminer l’heure de l’aube, lorsque la nuit termine et que le jour commence?”. Un des élèves lui dit: “Peut-être, lorsqu’au loin on arrive à distinguer un chien et une brebis?”. “Non”, répondit le rabbin. “C’est, peut-être, lorsqu’on arrive à distinguer un figuier et un cep?”, demanda le deuxième élève. “Non”, dit le rabbin. “Alors, s’il vous plaît, dites-nous la réponse”, demandèrent les élèves. “D’accord”, dit le maître de sagesse. “C’est lorsque vous pouvez regarder le visage d’un être humain en ayant en vous assez de lumière pour pouvoir reconnaître que c’est votre frère et votre soeur. Jusqu’à ce moment-là, c’est la nuit, et il y a encore de l’obscurité autour de nous”. …

 

Photo: Marco Cecchini

 

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